La photographie dans les zoos permet une approche de la photo animalière sans subir les contraintes d’affuts. C'est parfois également la seule opportunité de s'approcher d'animaux sauvages ou exotiques pour la plupart d'entre nous.
Ici, nous essayerons d'isoler le sujet des détails qui suggèrent sa captivité : nous essayerons autant que possible de ne pas avoir de barreaux ni de végétation locale dans le champ, surtout s'il s'agit un animal exotique. Il faudra donc privilégier les parcs animaliers qui respectent ce coté "nature" entourant les animaux...
Il vaut mieux connaître l'animal et ses habitudes : obtenir des photos de félins de face et bien réveillés n'est pas toujours aisé. Les photos de mouvements et de comportement sont généralement considérées comme les plus intéressantes (notamment s'il s'agit d' oiseaux en vol).
Le contact visuel est primordial. Il faut donc procéder de la même manière que pour le portrait d'une personne : privilégier la netteté sur les yeux.

Sur cette photo de lémuriens, la netteté a été faite sur les yeux. L'arrière-plan est flou grâce à une profondeur de champ réduite.
Généralement, le téléobjectif s'impose. Si vous possédez un réflex, choisissez un minimum de 200 mm, avec une préférence tout de même pour les focales entre 300 et 500 mm. Un des avantages des capteurs numériques APS-C est que la focale de l'objectif est multipliée par 1,5 ce qui donne des téléobjectifs plus légers et maniables qu'en photo argentique.
La photographie en safari a fait également l'objet d'un article complémentaire. Inscrivez-vous à la newsletter pour ne pas manquer sa parution.
Pour photographier un sujet en mouvement, il faut être toujours prêt à déclencher, avec l'appareil photo à portée. Une bonne solution est d'observer les sujets avec soin et de repérer le trajet qu'ils effectuent ou l'emplacement qu'ils semblent préférer. Faites alors la mise au point sur cette zone, réglez la vitesse d'obscuration et la longueur focale manuellement. Ceci vous évitera de perdre du temps avec l'autofocus.
Réglages préconisés :
AI servo et mode rafale, collimateur central pour un meilleur repérage du sujet, vitesse minimale de 1/500ème tout en favorisant une ouverture relativement petite pour maximiser la netteté. Vous commencez à suivre votre sujet dans l'objectif tout en déclenchant et en continuant à suivre les oiseaux en mouvement même pendant le déclenchement.
Utilisez la profondeur de champ pour "effacer" les barreaux. Pour réduire au minimum la présence des grilles et des barrières, utilisez un objectif à longue focale, très près voire collé à la grille, tout en ouvrant au maximum le diaphragme (F2,8 - F5,6 selon le modèle...). La faible profondeur de champ permettra d'éliminer au moins en partie l'avant et l'arrière-plan. Il sera peut-être nécessaire de passer en mise au point manuelle.

Sur la photo ci-dessus, le grillage a été très fortement atténué par la grande ouverture de diaphragme
N'utilisez le flash que dans des conditions obscures et avec l'accord des gardiens de façon à ne pas stresser les animaux.
Quand vous utilisez un flash à travers des barreaux, n'oubliez pas que vous risquez de produire des ombres.
Ce point a été largement traité dans un article complémentaire : Photographier des animaux derrière une vitre.
Si le nombre de déchets dans vos photos est important, il ne faut pas s’en offusquer. Vous pouvez certainement le réduire avec un cours de photo.
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